Origine du nom des rues

Addington (Rue)
Ainsi nommée en 1912, deux ans après l’annexion de Notre-Dame-de-Grâce à la ville de Montréal, en l’honneur d’Henry Addington, vicomte Sidmouth (1757-1844) et Premier ministre d’Angleterre de 1801 à 1804. Auparavant nommée Hampton.

Beaconsfield (Avenue)
Benjamin Disraeli (1804-1881), 1er comte de Beaconsfield, Premier ministre d’Angleterre en 1868 puis de 1874 à 1880, a représenté la Grande-Bretagne dans les tractations du Canal de Suez et fit proclamer la Reine Victoria Impératrice des Indes. 

Benny (Rue)
Avenue, parc et croissant situés sur ce qui était anciennement les terres de la ferme Benny dont les frères James et Robert étaient propriétaires. Ceux-ci n’étaient cependant pas fermiers mais manufacturiers et la « ferme Benny » était leur résidence de campagne. Tous trois ont été nommés officiellement entre 1959 et 1965. 

Bessborough (Rue)
En 1931, le Comte de Bessborough, Sir Vire Brabazon Ponsonby, est le premier homme d’affaires à occuper le poste de Gouverneur général du Canada. En 1938, un premier tronçon de rue est rebaptisé Bessborough après s’être appelé Curzon. Le prolongement ne viendra que vers 1950. 

Borden (Avenue)
Sir Robert Laird Borden (1854-1937) a été le huitième Premier ministre du Canada, de 1911 à 1920. 

Botrel (Rue)
En 1911, la rue Maréchal est rebaptisée rue Botrel en l’honneur du chansonnier breton Théodore Botrel (1868-1925) qui s’est produit au Monument National à Montréal en 1903. Il était reconnu pour ses chansons patriotiques et à caractère religieux qu’il interprétait en tenue traditionnelle. 

Brodeur (Avenue)
J.A.A. Brodeur (1872-1927) est le premier président du Comité exécutif de Montréal de 1921 à 1927. 

Bulmer (Avenue)
Nom d’un échevin de Montréal en 1860. 

Cavendish (Avenue)
Le duc de Devonshire, monsieur Cavendish, a été le onzième Gouverneur général du Canada (1916-1921). 

Chester (Avenue)
Chester est le chef-lieu du comté de Cheshire en Angleterre. 

Clifton (Avenue)
Provient possiblement de Clifton, ville d’Angleterre. 

Connaught (Avenue)
D’abord nommée rue Pacific, puis rue Étienne Parent, l’avenue Connaught est renommée, en 1911, en l’honneur du dixième Gouverneur général du Canada, le Prince Arthur, duc de Connaught, fut le dernier survivant des enfants de la reine Victoria. 

Coolbrook (Avenue)
Il semblerait qu’un ruisseau coulait tout près, prenant peut-être sa source de la montagne. 

Coronation (Avenue)
Nom symbolique, fort probablement relié au couronnement d’Edward VII dont la visite à Montréal avait été grandement appréciée. Certains auteurs croient plutôt qu’il s’agirait plutôt d’Edward VIII qui est venu à Montréal en 1919 pour remercier le Canada d’avoir participé à la première Grande Guerre. 

Côte-Saint-Antoine (Chemin)
Tout au long de la période de colonisation, une seule route mène de Ville-Marie au village de Notre-Dame-de-Grâce: le chemin de la Côte-Saint-Antoine. Au tout début, c’était un sentier tracé par les Iroquois pour se rendre au fleuve. En 1876, une barrière est érigée près de l’actuelle rue de Vendôme , angle Côte-Saint-Antoine. Pour franchir la route, il faut payer son écot selon le tarif fixé par la Compagnie des Chemins et Barrières : 20 cents pour une voiture à quatre roues, 10 cents pour une voiture à deux roues et 5 cents pour les piétons. Seuls les riverains sont exempts de péage. 

Côte-Saint-Luc (Chemin)
Le chemin de la Côte-Saint-Luc conduisait hier comme aujourd’hui à Côte-Saint-Luc. 

Cumberland (Avenue)
D’après le duc de Cumberland, William Auguste (1721-1765), troisième fils de George II, surnommé « le boucher » pour son acharnement à éliminer les clans jacobites au cours de la bataille de Culloden en 1746. 

Décarie (Rue)
C’est en 1643 que Jean Décarie (Décary, Décarries, Descarries, Descary) dit « le Houx », un des premiers résidents du quartier venu au pays avec d’autres recrues de Jeanne Mance, arrive à Montréal. Monsieur de Maisonneuve, Gouverneur de Montréal, lui concède un arpent de terre à Ville-Marie même et 30 arpents au lieu dit « la contrée St-Joseph », éventuellement paroisse Notre-Dame-de-Grâce. « J’aimerais rappeler que ce qui fut d’abord la «trail » Décarie, sentier, puis chemin permettant aux fermiers de traverser les terres des familles Décarie, devint l’avenue Décarie et ne fut nommé boulevard que le 23 mai 1912. » Annette Bleau 

de l’Orphelinat (Rue)
Rue sur laquelle s’ouvrait la cour de l’orphelinat catholique dirigée par les Sœurs Grises. Le bâtiment, bien que n’étant plus un orphelinat, existe toujours. 

de Maisonneuve (Boulevard)
Paul de Chomedey de Maisonneuve (1612-1676), brillant officier français, arrive en Nouvelle-France en 1641 chargé de fonder une colonie à Ville-Marie. Bien qu’il soit bon organisateur et qu’il ait après tout planté nos racines, il n’est pas très populaire auprès du gouvernement de la colonie et est rappelé en France en 1665. 

Doherty (Avenue)
L’avenue a été nommée à la mémoire du père William Doherty, bon ami du père O’Bryan. Le père Doherty a été recteur du Collège Loyola de 1899 à 1902. Le nom Doherty est cependant associé autrement à l’histoire de Loyola et de la communauté irlandaise : Marcus Doherty a été juge à la Cour Suprême de Montréal et son fils, Charles, éventuellement ministre de la Justice a obtenu ses diplômes du Collège St Mary’s. 

Draper (Avenue)
William Henry Draper (1801-1877), avocat, procureur général pour le Haut Canada en 1841, il forme un nouveau ministère avec Denis Benjamin Viger en 1843. Ministre d’ Etat aux colonies en 1846. 

Duquette (Avenue)
Rue baptisée le 17 février 1917 en l’honneur de Charles Duquette,
(1869-1937), trente-troisième maire de Montréal de 1924 à 1926. 

Earnscliffe (Avenue) (Sous toutes réserves).
John Alexander MacDonald, homme d’état et Premier ministre du Canada de 1867 à 1873 et de nouveau en 1878 jusqu’en 1891, avait pour épouse sa cousine Isabella Clarke, baronne de Earnscliffe. L’avenue s’appelait auparavant avenue Canada. 

Elmhurst (Avenue)
Vers 1875, Thomas Anderson Trenholme, élu maire de Notre-Dame-de-Grâce en 1906, achète la ferme de Jérémie Hurtubise qu’il transforme en laiterie moderne sous le nom d’Elmhurst Dairy. En 1890, le gouvernement du Québec accorde à monsieur Trenholme la médaille d’argent pour la ferme la mieux équipée et opérée dans la province. Elmhurst est toujours le chemin qui mène à la laiterie. Seulement de nos jours elle s’appelle Parmalat. 

Fielding (Avenue)
Né à Halifax en 1848, Fielding, était un lecteur vorace et un artisan autodidacte. Il grimpa rapidement les échelons du Halifax Morning Chronicle et accédait au poste d’éditeur en chef en 1884. Il répond cependant à l’appel de la politique et siège au Nova Scotia House jusqu’en 1886 . La promesse d’un poste de ministre des Finances par Sir Wilfrid Laurier dans son nouveau gouvernement, l’amène à Ottawa. Il y accomplit un travail remarquable pendant 15 ans et se retire une première fois du monde politique en 1910. Il retourne au journalisme à Montréal.

En 1917, Laurier se retrouve dans l’eau chaude quand le Parti Libéral est divisé par la question de la conscription. Laurier ne peut pas trahir ses racines canadiennes-françaises et s’y oppose. C’est un choc pour ce dernier quand Fielding, en désaccord, abandonne son collègue et le Parti, et offre son support au gouvernement Unioniste de Borden. Le départ de Fielding du Parti Libéral a sans doute coûté le poste de Premier ministre à Wilfrid Laurier. À la mort de celui-ci, en 1919, Fielding de retour chez les libéraux, perd par une petite marge le poste de chef du Parti. Le nouveau chef est un jeune réformiste ontarien, William Lyon MacKenzie King. L’Honorable Fielding est de nouveau nommé au poste de ministre des Finances dans le cabinet de King après la retour au pouvoir des libéraux en 1919. En 1925, il se retire pour de bon de la politique. De Maple puis Sandfield, l’avenue Fielding est rebaptisée en son honneur en 1912.
Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson, 1984

Girouard (Avenue)
Désiré Girouard a eu une remarquable carrière qui a combiné droit et politique ainsi que des études historiques sur l’Île de Montréal. Suite à ses études en droit et après avoir joint la firme de son ancien directeur, il a rapidement vu son nom associé à celui des plus importants avocats de l’époque. On se rappelle de Girouard en politique à cause de son courageux refus de se rallier aux autres membres de son Parti dans la décision d’exécuter Louis Riel. Avec 16 autres membres conservateurs français, il forme un groupe de rebelles parlementaires connus sous le nom de Bolters, ce qui ne l’a cependant pas empêché d’être nommé juge à la Cour Suprême en 1895. Girouard a eu trois épouses, toutes de langue anglaise. Il est décédé en 1912 et la même année, après avoir porté les noms de Plateau, Toronto et Chapleau, l’avenue Girouard était rebaptisée en son honneur.
Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson, 1984 

Godfrey (Avenue)
Quand le montréalais Charles-H. Godfrey, vice-président de « Montreal Steel Works », est appelé à siéger au Bureau des commissaires de Montréal en 1912 et 1913, on décide de donner son nom à ce qui était auparavant l’avenue Windsor. 

Grand (Boulevard)
A été désigné ainsi le 27 mai 1912. 

Grey (Avenue)
La rue, mais aussi la fameuse coupe Grey viendraient de Lord Henry Georges Grey, 9e gouverneur général du Canada (1904-1911). D’autres sources accordent la paternité de la rue à Charles Edward, lord Grey (1785-1865), secrétaire de la reine Victoria, plus tard adjoint du Gouverneur général du Canada en 1835 et 36, puis gouverneur général de 1904 à 1911.. Il est cependant intéressant de noter que c’est sous le gouvernement de Charles Grey (1764-1845), 2e comte, homme d’état britannique et Premier ministre de 1830 à 1834, que l’esclavage a été aboli à travers l’Empire Britannique. 

Grovehill Place (Voir Place Grovehill) 

Hampton (Avenue)
Probablement nommée ainsi d’après Hampton Court, résidence royale d’Angleterre. 

Harvard (Avenue)
Nommée en l’honneur de John Harvard, fondateur de la fameuse Université Harvard aux Etats-Unis. 

Hingston (Avenue)
Rue ainsi nommée en 1911, en honneur du Dr William Hales Hingston, seizième maire de Montréal de 1875 à 1878. Diplômé de McGill, il étudie en Europe et revient à Montréal où il pratique la chirurgie. Élu maire de Montréal en 1875, il défend la nouvelle politique d’hygiène de la Ville et fait campagne en faveur de la vaccination antivariolique. il acquiert une grande partie des terres du Mont-Royal pour la Cité et achève la route qui traverse déjà une partie de la montagne. En 1895, il est nommé au Sénat et reçoit le titre de Chevalier. Il continuera d’écrire et de travailler à ses recherches jusqu’à sa mort en 1907. 

Isabella
Nommée en l’honneur d’Isabella, fille de Dougald MacDonald (Voir ce nom)

Jacques-Grenier (Avenue) (quartier Snowdon)
(1823-1909) Commerçant. Vingtième maire de Montréal, de 1889 à 1891, le premier à être élu par vote secret. 

Kensington (Avenue)
District résidentiel à la mode du centre de Londres où se trouvent bon nombre de musées célèbres. 

King-Edward (Avenue)
En 1860, le prince de Galles, Edward, inaugure à Montréal le pont Victoria, au nom de sa mère la reine Victoria. Il devient roi d’Angleterre en 1901 sous le nom d’Edward VII. La rue a été nommée King-Edward vers la fin de son règne. 

MacMahon (Avenue)
Thomas MacMahon a été le premier recteur du Collège Loyola. 

Madison (Avenue)
Pourrait rappeler James Madison (1751-1836), 4e Président des États-Unis de 1809 à 1817 ou Madison, la capitale du Wisconsin . 

Marcil (Avenue)
Charles Marcil, député, frère de Georges Marcil, promoteur immobilier, maire de Notre-Dame-de-Grâce lors de l’annexion à Montréal en 1910, il fut par la suite le pemier échevin du quartier Notre-Dame-de-Grâce. Les frère Marcil avait tous les deux leur maison rue Sherbrooke. Celle de Charles aurait été celle qui est située angle Marcil, maintenant salon funéraire.

Mariette (Avenue)
Georges Marcil a cédé cette voie baptisée du nom de sa fille à la ville, juste après l’annexion du quartier Notre-Dame-de-Grâce à la ville de Montréal.

MacDonald (Avenue)
Dougald MacDonald (1838-1918). Echevin de la municipalité de ville de Notre-Dame-de-Grâce en 1906.

Marlowe (Avenue)
Nommée ainsi soit pour rappeler la ville de Marlowe soit pour honorer le poète Anglais Christopher Marlowe (1564-1593), auteur, entre autres, de Docteur Faust (1590) et Le Juif de Maltes (1592). 

Mayfair (Avenue)
District riche et à la mode du « West End » de Londres où prenaient place, aux 17e et 18e siècles, les foires de mai. 

Melrose (Avenue)
Rappelle probablement la ville écossaise de Melrose. 

Monkland (Avenue)
L’avenue Monkland doit son nom à la construction d’une demeure campagnarde, le Monklands (terres de Monk), par l’Honorable James Monk, qui fut entre bien d’autre chose, juge en chef de la Cour de King’s Bench de 1804 à 1824. (voir Villa-Maria) 

Montclair (Avenue)
Cette voie a été cédée à la ville de Montréal par Georges Marcil au même moment que l’avenue Mariette. On ne connaît pas la raison de l’appellation. 

Northcliffe (Avenue)
Rappelle possiblement Alfred Charles William Harmsworth (1865-1922),
1er vicomte de Northcliffe, fondateur du Daily Mail et propriétaire du Times à partir de 1908. 

Notre-Dame-de-Grâce (Avenue)
En 1908, avant son annexion à la ville de Montréal, la municipalité de Notre-Dame-de-Grâce a déjà une avenue à son nom. Celle-ci traverse une bonne partie de la municipalité, mais surtout, passe devant et dessert sa si belle église qui lui a donné son nom. 

O’Bryan (Avenue)
L’histoire du père Gregory O’Bryan est liée de près à celle des Irlandais de Montréal, des Jésuites et du Collège Loyola dont il fut le fondateur. Il y avait peu d’Irlandais à Montréal avant les années de la grande famine qui devait amener, vers 1847, un important flot d’immigrants voyageant dans d’horribles conditions. À leur arrivée, ils furent pris en charge par les Pères Jésuites et des liens solides se sont formés entre eux. En 1861, environ 28 000 Irlandais forment la moitié de la population anglophone de Montréal. Pour satisfaire à leurs besoins, les Pères Jésuites établissent le collège St Mary’s sur la côte du Beaver Hall. En 1848, un premier groupe de 13 garçons (6 Irlandais et 7 Canadiens-français) fréquente le collège. Au fil des ans, le collège a formé des liens avec l’université Fordham du Bronx, à New York, et, bien que l’enseignement du français demeure une partie importante du curriculum, le collège devient essentiellement anglophone. 

En 1896, pour répondre à la demande grandissante, un collège catholique indépendant est fondé. Le père O’Bryan fonde le Collège Loyola qui est alors érigé sur la rue Bleury. L’institution déménage plusieurs fois avant d’aboutir dans les vergers de ce qui est maintenant Notre-Dame-de-Grâce et Montréal Ouest : la ferme Décarie, bien connue pour ses melons géants, est achetée pour y construire le collège. Le Père O’Bryan ne verra cependant pas son rêve se réaliser puisque la construction ne commence qu’en 1913, six ans après sa mort d’une défaillance cardiaque et, dit-on, d’épuisement. C’est en 1930 que le nom de l’avenue passe de Russel à O’Bryan. Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson, 1984

Old Orchard (Avenue)
Dernier souvenir de nos vieux vergers… 

Oxford (Avenue)
Nommée en l’honneur de l’Université Oxford en Angleterre. 

Parc Leduc 
Le petit parc Leduc, situé à l’intersection de l’avenue Godfrey et du boulevard Grand est le dernier petit carré de verdure de ce qui était anciennement la ferme Dominique Leduc. Le nom lui a été officiellement donné à peu près au moment que l’annexion de Notre-Dame-de-Grâce à Montréal, en 1910.

Park Row East
Pour la simple et bonne raison que celle-ci longe le parc Trenholme du côté est.

Park Row West
Pour la simple et bonne raison que la voie longe le parc Trenholme du côté ouest.

Place Grovehill (d’abord rue Tavernier)
De « grove », bosquet, petit bois ou groupe d’arbres et « hill », colline ou coteau. Cette rue a été construite suite à la vente de terrains vacants, le 23 juin 1928, par les Messieurs de St-Sulpice à Arthur Deguise, gérant du Queens Hotel du centre ville et à M. J. Laurent Côté de la rue Oxford. Elle fut d’abord baptisée rue Tavernier. Les lots furent revendus à Gagné Construction Ltée qui pourrait avoir été le maître d’œuvre de la plupart des maisons de cette rue. Il n’est pas interdit de penser que la rue fut rebaptisée par ses développeurs pour lui donner un nom plus conforme à l’élégance des maisons qui y furent érigées. 

Portland (Rue)
Nommée en l’honneur du duc de Portland, William Henry Cavendish Bentinck (1738-1809).

Prince-of-Wales (Avenue)
Fort probablement inspiré par le titre de l’héritier du trône d’Angleterre.

Prud’homme (Avenue)
L’avenue Prud’homme traverse l’emplacement original des terres de la famille Prud’homme. En 1851, quand l’église Notre-Dame-de-Toutes-Grâces est construite sur des terres achetées d’Eustache Prud’homme, le chemin qui descend vers le bas des terres suit déjà le même cours que ce qui est maintenant l’avenue Prud’homme. On ignore à quel moment le nom est devenu officiel. Sa maison de Léon Prud’homme, fils d’Eustache, époux d’Angélique Barré, existe toujours rue Girouard, côté est, entre Upper Lachine et la rue St-Jacques. (Photo dans Album photos et anecdotes) 

Randall (Avenue)
D’abord appelée Fielding, l’avenue est renommée à la mémoire de l’homme d’État américain Samuel Jackson Randall (1828-1890). 

Régent (Avenue)
Possibilité d’un lien avec le « Regent Street » de Londres, rue qui mène à Piccadilly Circus. 

Robert Burns (Rue)
À la mémoire du célèbre poète écossais Robert (Robbie) Burns (1759-1796) dont la fête est encore largement célébrée le 25 janvier. 

Rosedale (Avenue)
Une autre avenue cédée par George Marcil à la ville de Montréal juste après l’annexion. Il n’y a aucune raison connue pour l’appellation. 

Saint-Ignatius (Avenue)
Encore un nom relié au Collège Loyola : Saint Ignatius Loyola ou Saint Ignace de Loyola (1491-1556) était un théologien espagnol, fondateur de la Société de Jésus (Jésuites). 

Saint-Jacques (Rue)
La rue, ouverte en 1672 par François Dollier de Casson, a vu son parcours grandement changer au cours des années : tronçons ouverts, tronçons fermés et tronçons déviés. Elle a été ainsi nommée par le supérieur des Sulpiciens en hommage à Jean-Jacques Olier de Verneuil, fondateur de l’ordre des Sulpiciens et cofondateur de la Société de Notre-Dame (plus tard appelée la Fabrique), société à l’origine de la fondation de Montréal. 

Sherbrooke (Rue)
Une des plus longues rues du monde, elle est ainsi nommée en souvenir de Sir John Coape Sherbrooke. Il a été officier de l’armée, Gouverneur de la Nouvelle-Écosse et, de 1816 à 1818, Gouverneur et administrateur du Bas-Canada. Né en Angleterre, Sherbrooke a servi dans l’armée à travers le monde avant d’être affecté à la Nouvelle-Écosse d’où il a mené, en 1814, une attaque sur les États de la Nouvelle-Angleterre qui a menée à l’annexion de plus de 100 milles de côte au sud du Nouveau-Brunswick. En tant que Gouverneur du Bas-Canada, Sir John Sherbrooke a adopté une politique de bonne entente et encouragé l’ouverture du gouvernement aux canadiens-français. Après la session de l’assemblée de 1817, Sir Sherbrooke proposait même que le président de l’Assemblée, le jeune Louis Joseph Papineau (reconnu comme chef des forces nationalistes) soit nommé membre du Conseil éxécutif. Victime d’une attaque d’apoplexie en 1818, il retourne en Angleterre où il meurt en 1830. 

Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson.

Snowdon
Le nom de l’avenue et du quartier Snowdon, qui fait partie de Notre-Dame-de-Grâce, vient de William Comrie Snowdon qui y construisit vers 1875 une grande demeure de 12 pièces de style Georgien qu’il appelait Valley View (Vue de la vallée).

Somerled (Avenue)
Angus Og Somerled a été un des premiers héros de l’histoire des Highlands Écossais. Les « Lords of the Isles », du fameux poème de Sir Walter Scott, étaient ses descendants. Ceux-ci ont gouverné les Îles de la côte nord-ouest de l’Écosse jusqu’aux Hébrides du 12e au 14e siècle. Les descendants de Somerled sont à l’origine de plusieurs grands clans des Highlands de l’ouest, les clans Donald, Mac Dougall, Ross et Ranald (avenue Clanranald). Somerled, lui-même un des premiers chefs de clan, était décrit comme un homme fort et sans peur et, bien qu’un vrai héros de l’histoire écossais, il était plus connu pour les puissants clans fondés par ses descendants et il faut croire que c’est à l’influence d’un Mac Donald ou d’un Mac Dougall qu’on doit le nom de l’avenue Somerled 750 ans après sa mort. 

Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson, 1984

Terrebonne (Rue de)
Semble-t-il pour rappeler le comté de Terrebonne dans la province de Québec, alors que le gouvernement, en manque de noms notoires, revient au « significatif local », ou peut-être pour souligner la qualité des terres agricoles de la région. 

Townsend (Rue)
George Townsend est commandant d’infanterie dans l’armée du Général Wolfe. Après que ce dernier ait été blessé sur les Plaines d’Abraham, Townsend prend le commandement et remporte la victoire. 

Trenholme (Avenue)
Élu maire de Notre-Dame-de-Grâce en 1906, Thomas Anderson Trenholme allait annexer la charmante petite communauté de Notre-Dame-de-Grâce (4 000 habitants) à la ville de Montréal. Il avait amené bien des « améliorations modernes » au petit village disait-on alors. T.A.Trenholme est né en 1847 à Trenholmville, dans le comté de Drummond. En 1873, il vient parfaire son éducation à Montréal. Il loue bientôt une petite ferme qu’il opère avec tant de succès que, deux ans plus tard, il peut acheter la ferme de Jérémie Hurtubise. Il la transforme en laiterie moderne sous le nom d’Elmhurst Dairy et y ajoute éventuellement 400 acres de terrain (actuellement du chemin Upper Lachine jusqu’à Côte-St-Luc, à l’est de la gare de Montréal Ouest). En 1890, le gouvernement provincial accorde à M. Trenholme la médaille d’argent pour la ferme la mieux opérée et équipée de la province.
Inspiré d’un article de Mme Jeanne Randle, Bibliothèque Fraser-Hickson, 1984

Upper Lachine (Chemin)
Le chemin Upper Lachine, qui passe au bas du coteau, rejoint le chemin Lower Lachine qui longe le bord de l’eau. 

Vendôme (Avenue)
Probablement en l’honneur des ducs de Vendôme. 

Walkley (Avenue)
En partie cédée à la ville de Montréal par Georges Marcil juste après l’annexion. 

West Broadway
Nom descriptif signifiant large voie de l’ouest.

West Hill (Avenue)
Cédée à la ville de Montréal par la West Hill Land Co. 

Westmore (Avenue)
En 1914, le chemin est cédé à la ville de Montréal par la Westmore Land Co., mais ne prend le nom de Westmore Avenue qu’en 1953. 

Wilson (Avenue)
Rue nommée en 1913 à la mémoire de Charles Wilson (1808-1877), septième maire de Montréal de 1851 à 1853. Il est le premier maire de Montréal élu par vote populaire (avant cette date, les maires de la ville étaient désignés par les échevins). C’est durant son mandat qu’un violent incendie détruisit en 1852, 1200 maisons de la ville. Il fut nommé au Conseil législatif en 1852 et sénateur en 1867 A noter que c’est aussi en 1913 que son homonyme, Thomas Woodrow Wilson, fut élu 28e président des États-Unis.